Portraits De Cyclistes A Paris

____________________

US

Simon Andraca (a.k.a Gomok)  X Bombtrack X Zontrac 

He arrived at the Studio
with his new bike, 3 days old brand new, designed and developed in Koln by Bombtrack Bicycle Company, with whom he started to work way back on a fixed gear street bike prototype.

He built his track record in Paris, Bruxelles, Rotterdam, Lisbon, Lille, Friegshaffen, Hamburg, etc…where he ends up finishing anywhere between the first and the third place on the podium

It is rather rare for riders of street fixed gear like him in Paris, in France or even in Europe. It is more common in the international arena, in the US that the Street fixed gear is more developed. And it is over there, when invited by Red Bull to participate in the  Ride & Style competition  in San Fransisco, that he finished in the first 20 out of 50 riders.

At the beginning  he started with a fixed gear bike then switched to street fixed gear, so it’s easier and more natural for him to carry out tricks in fixed gear than using a BMX.

With his bike he trains in Bercy.. In Paris, there are hardly any skate parks, or they are too small and crowded. Now he prefers to roll in Eastern Europe and in the North of Europe (Holland, Germany, Belgium…)

At the beginning he biked with the team, today, he prefers biking alone, his goal is to focus on his bike, and on how he rides rather than what is around him.

Bike lover and always in quest of freedom he rides always in bike in Paris. Each day he rides 25kms with his other fixed gear bike to go to work. He also possess a Bike Polo bicycle, with which he loves to unleash himself against the world champions of Polo Bikes  Call Me Daddy. (laughters)


____________________

FR

Simon Andraca (a.k.a Gomok)  X Bombtrack X Zontrac 


Il est arrivé au studio avec son nouveau vélo, flambant neuf depuis 3 jours, designé et développé à Cologne par Bombtrack Bicycle Company, avec lesquels, il a commencé à travailler à l’origine sur un prototype de vélo pignon fixe street.

Son palmarès s’est déroulé à Paris, Bruxelles, Rotterdam, Lisbonne, Lille, Friegshaffen, Hambourg, etc…où il termine généralement entre la première et troisième marche du podium.

C’est assez rare, des riders de street fixed gear, comme lui à Paris, en France ou même en Europe. C’est surtout à l’international, aux Etats-Unis que le pignon fixe street est plus développé. C’est là bas, qu’invité par Red bull à la compétition Ride & Style à San Fransisco, il est arrivé dans les 20 premiers sur 50 riders.

Au début, Il a commencé par le pignon fixe, puis est venu au street en pignon, c’est donc plus facile et naturel pour lui de faire des tricks en pignon plutôt qu’en BMX. 

Avec son vélo, il s’entraîne à Bercy. A Paris il n’y a pas beaucoup de skate park, ou ils sont trop petits et avec trop de skateurs. Maintenant il préfère donc, rouler dans les pays de l’Est et du Nord de l’Europe (Pays bas, Allemagne, Belgique…) 

Au départ il roulait en team, aujourd’hui, il préfère rider seul, son but est de se concentrer sur le vélo, le fait de ROULER, est plus important pour lui, que tout ce qu’il y a autour.

Vélophile, et toujours en 
quête de liberté, il circule toujours à vélo dans Paris. Chaque jour il fait 25km, avec son autre pignon fixe pour rejoindre son travail. Il a également un vélo de Bike Polo, avec lequel il aime bien se défouler contre les champions du monde de bike polo Call Me Daddy. (rires)

© The Bikerist 

____________________

US

Pounkky
and his custom mounting, French frame Daniel Salmon

With many bikes in his Parisian flat, this one comes out rarely, he does not ride it as much anymore, he uses a “daily” more comfortable with a carrier to go to work. This bike is one that he is never selling, because it looks like him. At one time he tried to sell it, or his friend wanted to buy it, but many have advised him against it: it is impossible to imagine someone else riding it other than Pounkky.

Customization

Stripped handle bar, beautiful Brooks saddle, shamal Campagnolo wheel.
The particular shape of its frame, Cycles D. Salmon a French frame maker and his shop in Brittany that still exists.
While Pounkky did not necessarily agree with the color - originally a fading purple - but despite the color made the bike look the color made the bike look retro, out of the norm, and 80’s, that he liked it instantly.

Stickers
Faster Pussycat Ride, Rock’n’Rollin’, &co [lab], Malteni (because its gluten-free) ; stickers from Tokyo, because he loved riding in Tokyo,  Woll beer from Hossegor,  Deus Ex Machina, Soundtrack Paris etc… 

Crew
Rock’n’Rollin’

Shops
Wait Paris , La bicyclette Paris, Bicycle store

Music (during the photo shoot)
N.W.A. – Straight Outta Compton

© The Bikerist

____________________

FR

Pounkky et son montage perso, cadre français Daniel Salmon

Avec plusieurs vélo dans son appartement parisien, ce vélo sort maintenant rarement de chez lui, il ne roule presque plus avec, il utilise un daily plus confortable avec un porteur pour aller travailler.
Ce vélo est un des seuls qu’il ne vendrait pas, car il lui ressemble.
A un moment il a essayé de le vendre, ou bien son pote a voulu lui racheter, mais plusieurs lui ont déconseillé : impossible que quelqu’un d’autre que Pounkky roule avec dans Paris !

Custom
Potence anodisée, belle selle Brooks, Roue Shamal Campagnolo.
La géométrie particulière de son cadre plongeant, Cycles D. Salmon
un cadreur français, et magasin breton qui existe toujours.
Pounkky n’ est pas forcément hyper fan de la couleur à la base, dégradé violet, mais ça le rend tellement décalé, hors du commun, et années 80, qu’il a de suite aimé.

Stickers
Faster pussycat ride ride, Rock’n’Rollin’, &co [lab],
Malteni (parce que c’est gluten free ;), stickers de Tokyo, où il a adoré rouler, Woll, bière d’Hossegor, Deus Ex Machina, Soundtrack Paris etc…

Crew
Rock’n’Rollin’

Shops
Wait Paris , La bicyclette Paris, Bicycle store

Music (pendant le photo shoot)
N.W.A. – Straight Outta Compton

© The Bikerist

Call Me Daddy Interview. French Hardcourt Bike Polo Team // Polo, Will & Greg, 
WORLD Hardcourt Bike Polo Champions 2012.

1. De Toulouse, Grenoble ou Paris, comment vous êtes vous retrouvés à jouer tous les 3 ensemble ?

Will : Polo et moi avons formé Call Me Daddy au début de la saison 2010 avec Jo, on a joué le Championnat de France 2011 ensemble, que l’on a gagné.

On partait ensuite pour les Worlds de Seattle mais Jo n’était pas dispo, il se trouvait que Greg était aux US à ce moment là. J’ai envoyé un mail à Greg, il me dit “je pensais jouer avec des ricains, mais je préfère jouer avec des français donc je suis chaud”, et là on est devenu Vice Champions du Monde 2011. 

2. Vous pensez que le fait de ne pas vous entrainer tous les 3 ensemble, vous a permis d’être Champions du Monde de Bike Polo à Genève en 2012 ?

Greg : Il y a plus de désavantages que d’avantages à ne pas jouer ensemble et se réunir pour un Championnat. Le seul avantage : le fait qu’on ait pas développé de style de jeu en particulier à 3 , vu qu’on a pas le temps de le mettre en place comme les autres teams de bike polo. Sans doute une explication à notre succès. On a un style de jeu plus spontané. Comme on n’a pas de plan de jeu, on s’adapte plus facilement et on déstabilise le plan des adversaires qui en ont un.

Polo : Obligatoirement oui. Notre succès vient de notre mental. Une des clés vient du “team spirit” : tout le monde donne tout pour l’autre, tous les 3 on veut absolument gagner le match, parfois c’est Will, Greg ou moi qui marque, on compte pas le nombre de buts… Même si Will est plus fort en attaque, Paul en défense et Greg en gardien.

3. Quelles sont les différences entre le Bike Polo aux Etats Unis et en Europe ?

Greg : Il y avait une longueur d’avance aux States, c’est pas culturel, c’est juste parce qu’ils jouent depuis 8 ans et pas 2 ans. En règle général, les équipes européennes ont été surprises, voire déroutées, du jeu musclé aux Etats-Unis. Alors que les équipes européennes dés qu’il y a un coup, se tournent vers l’arbitre. Aux Etats-Unis, ça marche pas comme ça, si tu te fais rentrer dedans tu prends ton vélo et tu en remets un au mec, mais ne t’attends pas trop à ce que l’arbitre vienne à ta rescousse. 

4. Il y a sans doute plus de contact aux Etats-Unis parce que c’est culturel, sans doute à cause des sports US, type Baseball, Hockey…?

Greg : Tu as l’approche du bike-polo par rapport au sport que tu as fait avant le bike-polo. 

En Europe on vient du foot. Et aux Etats Unis, ils ont une approche liée au hockey. 

Will : En Europe on s’oriente sur l’auto-arbitrage alors qu’aux States, ils poussent au maximum tant que l’arbitre ne siffle pas.

Greg : En jouant aux US, premier truc que j’ai fait : mettre un coup de tête dans une balle en l’air, réflexe de foot. Ils avaient jamais vu ça car il y a aucun sport aux US ou tu tapes une balle avec la tête. En Europe, une balle en l’air, personne ne va la prendre de la main, alors qu’au Hockey, tu prends le puck et tu le remets au sol.

5. De quel sport se rapproche le plus le Bike Polo ?

Polo : Greg a 15-20 ans de foot, moi 15 ans de foot, Will 17 ans de hockey sur glace..

Moi je retrouve des caractéristiques du football, la vision de jeu, l’organisation tactique etc… 

Greg : pour avoir fait du hockey et du bike polo : au bike polo, tu roules comme tu glisses en hockey et du fait que tu es lancé, tu ne vas pas pouvoir t’arrêter brusquement. Tu es toujours obligé d’anticiper ce qui va se passer, pas comme au foot. En vélo si on te coupe la route c’est trop tard.

Will : J’ai retrouvé au polo les sensations que je pouvais avoir quand je jouais au hockey, c’est un sport rapide, et physique. 

6. Justement en parlant de sensations, je pose souvent la question aux cyclistes dans la série de ce qu’ils ressentent quand ils rident, comme vous vous êtes dans un cadre de compétition, il y a pas mal d’adrénaline. Je faisais de la compèt. de bmx à l’époque et je me souviens vraiment de la pression avant de partir sur la grille de dirt, et vous ?

Will : Au moment où je suis sur le vélo en attendant le coup de sifflet qui va annoncer le début du match, je ne suis pas super serein. La pression je la gère, mais elle est la quand même.

Polo : Je dirais pression + excitation. Quand tu rentres dans le court, qu’il y a tes potes, que tout le monde est en train de gueuler “Call Me Daddy”, t’es obligé de kiffer.

L’émotion à la fin du match est la même que quand Zizou a marqué 2 buts en Coupe du Monde. C’est la même à notre petite échelle.

Greg: La pression est pareille à tous les sports. Comme tu dis sur une grille de dirt… moi au moment où le match débute je ne pense plus à rien. Et si tu commences à penser, tu es mort.

Ou tu es dans l’événement ou pas. Si un mec de la team cogite, on perd un équipier.

Will : Et c’est vrai que cette pression n’est pas facile à évacuer, particulièrement dans le polo car tu as cette proximité avec le public collé au terrain, ce qu’il n’y a pas dans les autres sports. Mais comme on est concentré, on n’entend rien.

7. Parlons maintenant un peu technique, de vos vélos, de leurs évolutions, et de vos montages bien particulier pour le bike-polo :

Greg : Le cadre est vraiment spécifique, c’est un Victoire, seule pièce qui n’est pas de série. 

Ca fait 2 ans que je bosse avec eux, avec le cadre, la potence également, j’ai une potence hyper courte qui donne une direction hyper réactive.

Pour l’histoire, j’ai eu un premier prototype de cadre Victoires, le but était de sortir une première géo’ pour voir ce qui me plaisait ou pas. Ensuite ils ont sorti un deuxième cadre, celui sur la photo, spécifique bike-polo : Cadre que j’adore. Mon boitier de pédalier est plus haut, plus compact sur l’arrière, angle de direction plus droit pour être plus réactif. 55 top tube et 52 en seat tube, car sur les vélos de polo on est un peu plus bas pour pouvoir sortir plus facilement du vélo quand on se prend des gamelles. Quand t’es plus bas t’es plus stable, et aussi pour être plus proche de la balle.

Polo : Will et moi avons des cadres Riding in Circle, des cadres italiens.

J’avais un vélo pourri avant, et d’ailleurs je me suis bien fait chambrer par les américains, donc après le Championnat du Monde 2011, je me suis dit que si je voulais progresser, je devais améliorer mon matos. On a donc maintenant des cadres conçus spécialement pour le polo.

Greg : il y a deux écoles, l’une en 26”, l’autre en 700. Et pour les cages, le mieux c’est le 700.

Polo : Je dirais que le 700 est pour un jeu plus longiligne, prise de vitesse, un peu plus rapide.

Avec un cadre en 26, la direction est différente, tu peux tourner plus facilement dans les petits espaces et prendre des courbes de taré. 

Greg : oui, aussi Polo étant plus grand, pas le même gabarit que Will et moi, il a des gros pneus pour gagner en adhérence et en stabilité.

_Le reste du matériel c’est du matos de BMX classique : pédalier 3 pièces bmx classic.

_On utilise des roues libres de trial, qui ont plus de clics donc des engagements rapides comme on est dans un sport ou la réactivité est importante. Roues de 48 rayons au lieu de 36, ça empêche les balles de passer au travers. Avant il y avait des covers sur les roues, mais pour rentrer chez soi le soir c’est mieux sans, sinon tu peux pas lâcher les mains de ton vélo, parce que si un mec souffle dans la rue ça fait tourner la roue… (rires)

_Les cintres qui viennent de la culture PF étaient à la base très petits : maintenant la tendance est à l’élargissement du cintre.

Polo : c’est aussi quand tu shoot pour ne pas te manger le cintre qu’il était petit, mais maintenant qu’ on sait bien shooter, on peut avoir des cintres plus large, ça ne nous dérange pas.

Greg : au départ, on avait des vélos hyper légers venant du fixe, qu’on cassait.

Par exemple les fourches pliées etc… Ensuite on est passé à des vélos plus solides mais plus lourds. Maintenant on essaie de voir comment gagner en poids tout en gardant la rigidité des pièces.

_Selle Brooks:

Au polo en fait la selle est désaxée du fait du poids que tu mets sur le maillet à droite ou à gauche. Quand le cuir à travaillé : l’astuce c’est de penser à prendre soin de sa selle, en la retendant, avec l’écrou.

_Maillet : Call Me Daddy ont chacun des longueurs de maillets différents, selon leurs poids, leurs tailles et leur vélo. Avant les maillets étaient DIY : des tubes de canalisation découpées + baton de ski.

Maintenant, Milk a apporté une évolution importante, en développant une tête avec un système d’enclenche propriétaire c’est le système le plus simple et rapide à utiliser.

Les Maillets Perro, ont aussi apporté une évolution de gamme avec 2 types de maillet : 1 maillet plus costaud pour jouer la semaine et 1 maillet plus léger pour les tournois, selon que tu veux de la puissance pour taper, de la solidité, ou de la maniabilité.

_Casque:

Polo : Le casque de hockey et la grille réduisent le champ de vision mais personne n’a envie de se prendre un coup de maillet donc après tu t’y habitues.

Greg : La différence : en Europe les maillets n’hésitent pas à monter haut, dés que tu fais ça aux States tu te fais engueuler par les gars qui ne portent pas de grilles de protection. Très bizarre, aux Etats-Unis, le mec te mets un énorme coup d’épaule pour t’envoyer dans le mur. C’est normal. Mais par contre, si tu commences à lever le maillet au niveau de la tête, tout le monde va être choqué.

Le problème, comme il n’y a pas de règles, plus tu joues équipé de protection, moins tu as peur et plus tu peux être un danger pour les autres qui portent moins de protections.

Polo : Comme je suis un peu un “chien fou” sur le court, je préfère une grille pour aller me glisser dans des petits endroits; pour y aller à fond et être sur de pas me prendre un coup de maillet.

Greg : Je mets ma grille juste aux tournois, car ma grille me gène. Apres on est pas pour la sur-protection comme au hockey avec plastron etc… Déjà que nos sacs sont chargés avec l’équipement quand on part s’entrainer, aussi par fainéantise je ne voudrai pas porter plus de protections…

_Shoes : 

Greg : Je suis un des premiers à avoir arrangé mes chaussures pour le polo. Pour passer du court au bar ou rejoindre mes potes en soirée ou à un vernissage, les chaussures de cyclistes c’est relou et pour éviter de transporter une deuxième paire, je réintègre tout le support de semelle adapté aux pédales automatiques dans mes baskets favorites, que j’aime bien et qui me conviennent. 

Will : A ce propos, le partenariat qu’on a avec Le coq sportif nous permet d’avoir des shoes lifestyle qu’on transforme pour le bike polo.

8. Vos shops préférés ?

Greg : Mes amis au Bicycle store et à La Bicyclette Paris.

Will : Moana Bikes à Grenoble, qui m’a aidé à monter mes vélos, et nous a aidé à payer les billets pour Seattle.

Polo : Moi j’ai un petit partenariat avec Monsieur pignon madame guidon le shop de Toulouse qui m’aide si j’ai besoin de l’atelier, et qui me fait des prix sur les pièces.

9. Anecdote d’équipe?

Polo :  On a participé en Octobre dernier à l’Eroica, une course de vélo “retro” en Italie, et sur un stand on a rencontré un ancien rouleur italien qui vendait des pièces vintage. On a commencé à discuter avec lui, et on a fini par parler de polo. On lui raconte ce qui s’est passé de génial pour nous l’été dernier, les victoires aux Championnats d’Europe et du Monde, et là il nous demande de patienter un instant.On le voit chercher dans des vieux cartons remplis de vieilles photos, d’où il nous sort finalement un bande de stickers aux couleurs “Champions du Monde”, qu’on a collé sur nos vélos direct! (cf close up photos). Grazie mille!

Photos by The Bikerist

(Source : thebikerist.com)

Will et son vélo de Polo Riding in Circle.

Champion du monde de Hardcourt Bike Polo 2012 avec sa team Call Me Daddy (Paris, France.)

**** World Hardcourt Bike Polo Champions 2012 **** 

© The Bikerist 

Polo et son vélo de Bike Polo Riding in Circle.

Champion du monde de Hardcourt Bike Polo 2012 avec sa team Call Me Daddy (Paris, France.)

**** World Hardcourt Bike Polo Champions 2012 **** 

© The Bikerist 

Greg et son vélo de Polo Victoire Cycles

Champion du monde de Hardcourt Bike Polo 2012 avec sa team Call Me Daddy (Paris, France.)

**** World Hardcourt Bike Polo Champions 2012 ****

© The Bikerist 



____________________

US

Etaïnn and her new vintage bike.

Having had her folding bike stolen, she looked for a new one, second-hand.
She fell in love with its color. Free wheel, its frame repainted numerous times, could be a Cinelli, unless it was the bottom bracket . Equiped Campagnolo, handlebar Cinelli, wheels Mavic : she had the chance to randomly find in a 18 th
district antique shop, such a treasure for a tiny price.

She imagined the secret story of this bike that must have no doubt won a few races and gave it the nickname: Leroy. 

She did not customized it and left it like that. She likes beautiful and functional objects.

Her pleasure : to ride alone. Like others do while walking, she day dreams better on the saddle, sometime takes big decisions, find song ideas. It is a new toy that allow her to discover another face of Paris. 

She loves speed. She recalls a feeling of power when she rides. It makes her feels a bit like “the third man” to quote her words, never trapped, and never hustled, taken by the idea of suddenly appearing with her bike out of nowhere when the least expected. 

In Berlin this last summer, she worked on the Grand Boucle, exhibit, « a critical and fresh looking study of racing bicycles from 1903 until 2009” (studio Mother Drucker & galerie Urban Spree). And she would like to organize a collective event about the bike culture, here, in Paris. 

Her privileged moment : riding with music in her ears. She loves to ride while listening to music. Like me. I asked her what she is listening to at this time : “Rien” from La Chatte remixed by Caude Violante (Label Tsunami-Addiction). 

I naturally played this music piece during the photo session. 

____________________

FR

Etaïnn et son nouveau vélo vintage.

S’étant fait voler son vélo pliant, elle en cherchait un nouveau, d’occasion.
Elle est tombée amoureuse de sa couleur. Roue libre, son cadre, repeint plusieurs fois, pourrait être un Cinelli, à moins que ce ne soit le boîtier de pédalier. 
Équipé Campagnolo, cintre Cinelli, roues Mavic : elle a eu de la chance de trouver par pur hasard, dans une brocante du 18eun tel trésor pour un prix microscopique.


Elle s’est imaginée l’histoire (secrète) de ce vélo qui a sans doute gagné quelques belles courses, et lui a donné un petit nom : Leroy. 
Elle ne l’a pas customisé et l’a laissé tel quel. Elle aime bien l’idée des objets beaux et fonctionnels. 
 
Son plaisir, rider seule. Comme d’autres en marchant, elle rêvasse mieux en selle, prend parfois de grandes décisions, trouve des idées de chansons. C’est son nouveau jouet, avec lequel elle redécouvre Paris autrement. 
 
Elle aime la vitesse. Elle évoque la sensation de puissance quand elle roule. Elle se sent un peu comme “le troisième homme” pour reprendre ses mots, jamais piégée ni bousculée, séduite aussi par l’idée de surgir à vélo là où et quand on ne l’attend pas.
 
À Berlin cet été, elle a travaillé sur l’exposition Grand Boucle, “a critical and fresh looking study of racing bicycles from 1903 until 2009” (studio Mother Drucker & galerie Urban Spree). Et aimerait organiser un événement collectif sur la culture du cycle, ici, à Paris.
 
Son moment privilégié : rouler le casque sur les oreilles. Elle aime rider en musique.
Comme moi. Je lui ai demandé ce qu’elle écoutait en ce moment : “Rien” de La Chatte remixé par Caude Violante (label Tsunami-Addiction).
 
J’ai donc passé ce morceau pendant le shooting.
 

____________________

US

Yannig
and his Giant.

He uses his bike every day to move around Paris

Sport enthusiast, excellent runner and very good cyclist, Yannig was lucky to win competitions in France, Europe and the USA. He owns many city and road bikes, but he chose to come by with his original bike, loaded with stories, the bike on which he started racing in 2006, and with which he earned his first race in 2008 in England. 

You can see his career here on his blog. 
 

____________________

FR

Yannig et son Giant

Il utilise son vélo tous les jours pour ses déplacements dans Paris. 
Sportif passionné, excellent coureur et très bon cycliste, Yannig a eu la chance de gagner des compétitions en France, Europe et aux Etats-unis. Il possède plusieurs vélos de ville ou de route, mais il a choisi de venir avec son vélo d’origine, chargé d’histoires, vélo sur lequel il a commencé à courir en 2006, et avec lequel il a gagné sa première course en 2008 en Bretagne.

Vous pouvez voir son parcours ici  sur son blog perso.

The Bikerist  

____________________

US

Caroline
and her grandmother’s bicycle. 

Wonderful but sad story than the one of Caroline’s bike, which the last images have been captured on the site…Her bike was stolen one week after shooting these photos. 

This great 1920 bike, whose brand is unknown, single speed, English brakes (with rods), leather saddle Brown brand, already was owned by the elder sister of her grandmother. 

From Paris, they were raised in the 1st district behind the Louvre. During the 2 nd world war, Caroline stated: ”Her grandmother, head of the family, jumped on the bike and went to the country side. Nonchalantly, and in the face of Germans, she would bring back supplies for the family and friends. To ride all this distance with this bike…
a daily challenge: it is a tank that rides hard. My grandmother did not have a particular role in the Resistance, but to stay in Paris during the Occupation is already a daily resisting act. Ma family had a bakery, so it contributed in some fashion to feeding people in Paris.”

_Last May, Caroline refurbished and changed some bike parts (chain, chain ring, pedals) with the goal of staying in the style of the bicycle, no tinsel, no chrome. She had in mind to install an old square basket in the back…

_The scarf she attached to the bike hanger is a souvenir of the Anjou Velo Vintage, whereher bike « found a bunch of old buddies, they were hanging, among very old bikes, very touching….”

Caroline is also part of a crew called The Deglin’Girls:

« At the Anjou vélo Vintage event, we left with the Rock’n Rollin  we needed an all girl crew, we looked and after some hesitation, in any event we had our style: blue collar worker, circa 1930. Left at 6am, we found ourselves all together in front of a coffee-croissant at the train station, it was the start of a memorable week end! Pure team spirit! The name came naturally at the end of that week end : the Deglin’Girls. 

Dream casting : Caro Paulette, Constance Pentier, Amélie Bonnet Villalonga, Sophie Cazaux, Marion Leotey, our guest from Rock’n Rollin : Émilie Royer and our mascot David Rizzo and myself.” 

____________________

FR

Caroline et le vélo de sa grand mère.

Belle et triste histoire que celle du vélo de Caroline, dont les dernières images sont dans la série que vous voyez à l’écran… Son vélo ayant été volé une semaine après le shoot. 

Ce magnifique vélo de 1920, dont on a pas la marque, single speed, freins anglais (à tiges donc), selle en cuir Brown d’origine, appartenait déjà à la grande soeur de sa grand mère.

Parisiennes, elles ont été élevées et ont grandi dans le 1er derrière le louvrePendant la 2e guerre mondiale, et je cite Caroline : “sa grand-mère, chef de famille, enfourchait le vélo et partait à la campagne. L’air de rien, et au nez des allemands, elle rapportait le ravitaillement pour la famille et l’entourage. Faire tous ces kilomètres avec ce vélo… un exploit quotidien à mes yeux, c’est un tank qui roule assez mal… Ma grd-mère n’a, à ma connaissance, pas tenu de rôle spécial dans la Résistance, mais rester à Paris pendant l’Occupation, est déjà un acte de résistance au quotidien. Ma famille tenait une boulangerie, elle contribuait donc, dans la mesure du possible, à nourrir la population parisienne.” 

_Caroline a fait une remise à neuf perso. et effectuée un changement de pièces à la Bicyclette début mai (chaîne, plateau de pédalier, pédales) avec la consigne absolue de rester dans l’esprit du vélo, pas de clinquant, ni de chrome. Elle avait en projet d’installer un vieux panier carré à  l’arrière…

_Le foulard qu’elle a noué autour du cintre, est un souvenir de l’Anjou vélo vintage, où son vélo “a retrouvé pleins de vieux copains, ils étaient entre eux, entre très vieux vélos, c’était beau…”

_Caroline fait aussi parti d’un crew : les Déglin’Girls :
"A l’Anjou vélo Vintage, on partait avec le Rock’n Rollin, il nous fallait un crew de meufs, on a cherché et hésité un moment, en tout cas on avait notre tenu : l’ouvrier ‘conge-paye’, 1930 environ. Départ à 6h du mat’, on s’est tous retrouvés autour d’un café-croissant à la gare, c’était le début d’un week-end mémorable ! la “collo” à l’état pur ! Le nom est venu naturellement à la fin du week-end : les Déglin’Girls
Casting de rêve : Caro Paulette (Paulette-à-roulettes), Constance Pentier, Amélie Bonnet Villalonga, Sophie Cazaux, Marion Leotey, notre guest du Rock’n Rollin : Émilie Royer et notre mascote David Rizzo et moi-même.”

The Bikerist 

____________________

US

Olivier
and his MBK city bike.

Olivier bought his second-hand bike mount 1 and ½ year ago, since he ended his subway pass. The bike fits him well in its simplicity, discrete and efficient. He claims the bike as the only solution to urban mobility : it is rapid, ecological and athletic.

He uses his bike daily to go to work and in the evenings to go from concerts to concerts photographing in Paris. As an inside I really enjoy his work as a photographer, take a look at his photos 

Because his bicycle sleeps outside in a restless neighborhood, he does not treat it in any particular way. 

One night, around 3am, a street fight in Oberkampf ended up on his bike, also his bike rack has transported many… (see photos). However I think that nothing could affect the robust nature of its frame…. 

 ____________________

FR

Olivier et son vélo de ville MBK

Olivier a acheté sa monture d’occasion il y a 1 an 1/2, depuis il a arrêté son abonnement RATP. Ce vélo lui correspond bien dans sa simplicité, sa discrétion et son efficacité. Il défend le vélo comme moyen de locomotion urbain, rapide, écologique et sportif.

Il l’utilise au quotidien pour aller travailler et le soir pour shooter de concert en concert dans Paris. D’ailleurs, j’apprécie son travail de photographe, jetez donc un oeil à ses images : http://www.olivier-off.com

Son vélo dort dehors dans un quartier mouvementé, si bien qu’il ne le traite pas particulièrement bien. On a essayé de le braquer plusieurs fois, du coup il utilise 3 cadenas pour se donner une chance de le garder.

Un soir, vers 3h du matin, une bagarre à Oberkampf a fini par hasard sur son vélo. Plus le fait que son porte bagage a transporté pas mal de gens…(cf photos ;) Mais je crois que rien ne pourrait affecter la robustesse de son cadre…

The Bikerist 

____________________

US

Fred and his Cinelli  Super Corsa X Ghisallo Wooden Rims X Curtis Odom Vintage Style Bicycle Parts (mounting @ La Bicyclette Paris)

Retro modern assembling, smart- looking with Ghisallo new wooden wheels

A little bit of history, Ghisallo is a hundred years old family enterprise that carries on the tradition of the wooden wheelAnd built it with carbon inserts which render the wheel as light and as solid as a metal wheel. The design is impressive!
You can roll under the rain, pumping the tires to 10 bars and it does not break. 

Given its wood construction focus, the brake pads are made of cork wood…

Its vintage look hubs Curtis Odom “grande flasque” and modern alloy agree perfectly with the wooden Ghisallo wheels.

Fred shares his Cinelli bike brand view and that of his boss Antonio Colombo and his art gallery, first on a fixie with Mash, long term collaborations with back then artists like Keith Haring, to name one, their growth in the US and their marketing vision. 

Always riding fixie Fred likes more and more long distances, with a racing bicycle, but not really, he installed tire size 25 for more comfort, a triple crankset, 10 speed, to climb up with a loaded saddlebag, for less effort while biking over long distances.

He likes and participe in the « rides of Anjou vélo vintage  » and Eroica.  At the time of the interview he was leaving shortly for a few days to take part in the North Sea Cycle Route.

Member of Rocknrollin’, but estranged from a part of the parisian fixie scene that lacks humility, to open starts and free for all event organizers, his team ended up setting up their own rides. Despite the fact that Rocknrollin’ are pressed for time, they still have achieved Paris-Roubaix and Milan-San Remo as well as other journeys with the assistance of Cinelli who supply them with bikes for the different rides. 

____________________

FR

Fred et son CINELLI Super Corsa X Ghisallo Wooden Rims X Curtis Odom Vintage Style Bicycle Parts (montage @ La Bicyclette Paris)

Son montage rétro moderne, au look parfait avec les nouvelles roues en bois de Ghisallo ! 

Un peu d’histoire, Ghisallo est une entreprise familiale quasi centenaire, qui perpétue la tradition de la roue en bois. Et la font evoluer avec des inserts en carbone, qui rendent la roue aussi solide et légère qu’une roue en métal. Le look est impressionnant, on peut rouler sous la pluie, gonfler les pneus à 10 bars et ça ne casse pas.

Bois oblige, les patins de freins sont en liège…

Ses moyeux Curtis Odom grande flasque au look vintage et alliage moderne s’accorde parfaitement avec les roues en bois Ghisallo.

Fred partage la vision du vélo de la marque Cinelli et de son boss Antonio Colombo et sa galerie d’art, premier sur le fixe avec Mash, les collaborations de longues dates avec des artistes comme Keith Haring à l’époque, pour n’en citer qu’un, leur développement aux US et leur vision du marketing.

Toujours en fixeFred aime de plus en plus les longues distances, avec un vélo de course mais pas véritablement, il a mis des pneus de 25 pour plus de confort, un pédalier triple, 10 vitesses, pour monter plus facilement avec une sacoche chargée, pour faire moins d’effort en roulant sur de longues distances.

Il aime bien et participe aux rides de l’Anjou vélo vintage et l’Eroica. Au moment où je l’interview il part dans quelques jours faire la North Sea Cycle Route...

Membre du Rocknrollin’mais soulé par l’esprit d’une partie de la scène pignon fixe parisienne qui manque d’humilité, au départ ouverts et organisateurs d’event pour tous, sa team a fini par organiser leur propre rides. Même si les Rocknrollin’ manquent de temps, ils ont quand même sur leur liste le Paris-Roubaix et le Milan - San-Remo ainsi que d’autres périples avec des moyens et l’aide de Cinelli qui leur a fourni des vélos sur leurs différents rides. 

(Source : thebikerist.com)

____________________

FR

Loic et son montage perso Mercier.

Il fait du vélo à Paris depuis les grèves de transports en commun de 1995.
A cette époque, il se souvient croiser très peu de cyclistes à Paris.

Puis avec le retour du pf, il s’est acheté un cadre Mercier, qu’il a fait re-epoxire en blanc puis customisé petit à petit.
Il  a commencé sans frein sur ce vélo qui est donc resté sans frein.

Il fait entre 20 et 25 km tous les jours (sauf en cas de très mauvais temps), pour se rendre à son agence,en passant par le Bois de boulogne, d’où son surnom LoloDesBois sur Pignon Fixe.com.
Il fait aussi du VTT en club le week end dans les forêts autour de Paris.

____________________

US

Loic and his homemade Mercier Bike 

He bikes in Paris since the 1995 public transportation strikes 
At that time he remenbers  encountering very few cyclists in Paris.

Then when the fixie returned, he bought a Mercier frame, which he painted white expoxy then customized little by little.
He started using no brakes on this bike and therefore kept it like that.

He rides 20 to 25 kms every day (except in poor weather) to get to his agency, going through the Bois de Boulogne which he gets his nickname from “LoloDesBois” on PignonFixe.com
He also rides a mountain bike in a club on week ends in the woods around Paris.

The Bikerist 

____________________

FR

Eliott et son montage Orbea.

Eliott a arrêté de prendre la voiture dans Paris ne supportant plus le stress et l’enfermement des embouteillages.

Suite au vole de son premier single speed d’occasion, il décide de monter son premier single speed fait maison, sur la base d’un vélo de course Orbea chiné sur leboncoin.

Graphiste, comédien, aviateur, Eliott, a de l’énergie à revendre, et n’hésite pas à bricoler et rayonner ses vélos tout seul.

Il s’est pris de passion pour la customisation et est en train de monter un nouveau single speed / fixie sur un cadre Vitus 980 avec des pièces commandées chez Road Art et les Petits Vélos de Maurice

____________________

US

Eliott and his Orbea bike.

Eliott stopped taking a car to move around Paris as he could no longer stand the stress and the claustrophobic feeling when experiencing traffic jams.

Following the theft of his first second-hand single speed bike, key in his hand, he decided to build his first homemade single speed bike, using for foundation a Orbea racing bike found on Leboncoin.fr

As a graphic designer, a comedian and an aviator, Eliott has lot of energy and does not hesitate to tinker with his bike wheel spokes himself.

He was taken by the customization fever and is building a new single speed/fixie on a Vitus 980 frame with parts ordered from Road Art  and the Petits Vélos de Maurice.  

The Bikerist  

____________________

FR

David et son vélo Raleigh International.

Buffalo Dave de surnom, est franco américain. Il voyage assez souvent et toujours avec son vélo. Il ride un Raleigh International de 1974. Il l’a repeint en orange-flake, ajouté un porte-bagage avant en bois et acier de TCB racks

Il est en mode fixie avec le moyeux Sturmey S3X (3 speed fixed). Selle Brooks verte et guidon moustache. 

Il a déménagé de Portland, Oregon il y a un an exactement où il faisait parti du club de vélos à Portland Zoobomb. Il fait également du vtt, cyclo-tourisme et de la route, mais jamais en compétition.
A Paris, il était étudiant et traducteur free-lance, ainsi que guide touristique à vélo pour les anglophones . Ses rides favoris de Paris sont le Ride Beret Baguette et le Bike Smut ride

____________________

US

David and his Raleigh International Bike. 
Buffalo Dave-his nickname- is franco-american. He travels very often and always with his bicycle. He rides a 1974 Raleigh International. He repainted it orange-flake, added a carrier with the front bag carrier in wood and steel from TCB racks

He rides fixie style with Sturmey S3X(3 speed fixed) hub, the green saddle is Brook’s and handlebar mustache shape.

He moved out of Portland OR a year ago where he was the member of a Portland bicycle club Zoobomb. He also does mountain biking, bike touring and road regular biking, but never racing.
In Paris, he is a student and free lance translator, as well as bike tourism guide for anglos. His favorite rides are the Ride Beret Baguette et le Bike Smut

The Bikerist